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Du 8 au 14 octobre, Rudolph Geoffroy coureur à l’AFA Feyzin-Vénissieux a couvert le Kalahari Augrabies Extrême Marathon
en Afrique du Sud. Voir la présentation de la course ici : http://www.sports-venissians.com/article-cap-sur-le-desert-de-kalahari-83035444.html
Rudolph a terminé 11e et 9e masculin d’un compétition « à nulle autre pareille »
explique-t-il.
Adepte des courses de l’extrêmes, Rudolph qui est rentré en France le 27 octobre après quelques jours de congés répond à nos questions et fait le bilan d’une aventure où il n’a gardé que de bons
souvenirs.
Vous affirmez sur sur votre blog que c'était difficile. Effectivement les vidéos sur le site de l’organisateur l'attestent (http://www.extrememarathons.com/augrabies/). En quoi se différencie le KAEM par rapport à un Marathon des sables ?
«
Au MDS le sable est moins présent. Hormis les dunes qui varient de 5 à 20 kms le reste du temps vous êtes sur de la terre dur et caillouteuse.
Je n'enlève pas la difficulté du MDS mais sur le KAEM le sable est présent sur 80% de la course. Nous parcourons des "lits de rivières" asséchés engouffrés dans des Canyons ou les températures
s'élèvent à plus de 40 degrés. Beaucoup de montées de collines ensablées et les descentes se font sur des cascades caillouteuses sans eau et la savane cache dessous ses herbes hautes
du sable d'un rouge brique qui vous ralentit dans vos déplacements.
Enfin pour ma part les décors de la savane reste une merveille pour les yeux. A chaque vision de ses paysages j'avais l'impression de rentrer dans une
émission découverte de télévision. Il y a eu des moments ou j'étais obligé de me dire "Regarde t'es pas dans un rêve profite de la beauté que tu parcours".
Dernier petit point le fléchage de la course au Marathon des Sables vu le nombre de participants, il est pratiquement impossible de se perdre. Tandis qu'au KAEM étant en majorité tout seul une faute d'inattention et vous êtes perdu d’où mon expérience malheureuse sur le 74 kms ou j'ai mis 30 mn pour retrouver mon chemin dans la nuit. C’est aussi valable pour l'avant dernier jour où j'ai perdu 2h30 à retrouver le parcours. »
A quoi pourrait-on comparer cette course dans le domaine sportif ?
« Il y avait des triathlètes présents au KAEM, ils m'ont dit que c'était bien plus dur que d'enchainer les trois sports.
Le plus difficile est pendant 1 semaine de courir 3 marathons une course de 74 km un marathon et 28 kms
t
out ca dans la chaleur et le sable avec son sac à dos et son sac de
couchage et pouvoir s'alimenter avec votre propre alimentation.»
Qu'est-ce qui vous a semblé le plus dur à supporter ?
« Les ampoules, après trois jours de course. Ne plus avoir de peau sous les pieds. Cela pique dans les chaussures!»
Etiez-vous suffisamment bien préparé ?
« Oui grâce à Daniel BOISJOT entraineur de l'AFA Feyzin-Vénissieux. J’ai pu enchainer les courses en étant physiquement et mentalement bien préparé. Sans oublier tout les encouragements que je recevaient durant ma préparation, ainsi que de mes enfants et de mon épouse. Je suis parti dans de très
bonne condition.»
Quel est votre meilleur souvenir ?
« Les paysages, l'amitié entre coureurs, la gentillesse des bénévoles et de franchir la ligne d'arrivée : grand moment de joie.»
Est-ce que vous la referez ?
« C'est avec un grand plaisir que je tenterai à nouveau l’aventure lors d’une une prochaine édition, mais pas tout de suite, il faut d'abord que j'aille découvrir d'autres pays.»
Photos : © Kalahari Augrabies Extrême Marathon