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Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

Toute l'actualité de la vie sociale, économique, politique, sportive et culturelle de Vénissieux

La "quenelle magique" tient le bon cap

DSC00414.jpgIl y a deux saisons au cœur de l’hiver, nous avions suivi Jean-Christophe Lagrange lors de la course transatlantique à la voile : Les Sables d’Olonnes / Salvador de  Bahia. Ce Chaponnaysard, professeur de physique au collège Paul Eluard fait partie des 23 aventuriers inscrits (dont une femme) pour la 3e édition de la traversée de l’Atlantique à :  la Bouvet-Guyane. Une course à faire à la force du poignet et à la rame.
Cette course de 4700 km partira le 29 janvier 2012 de Dakar pour un périple estimé entre 40 et 60 jours.
Une course que Jean-Christophe prépare depuis plus d’un an

Après un baptême au mois de juin dans le Grand Large du côté de Meyzieu , la  « quenelle magique » -c’est ainsi que son occupant la surnomme -  a pris la direction de la Méditerranée. C’est à Palavas, le port d'attache de son voilier de course au large que Jean-Christophe a fait les premiers tests en mer; aidé en cela par l'homme le plus rapide autour de la planète à la voile: Bruno Jeanjean, équipier de Groupama3 et détenteur du trophée Jules Verne (48 jours et quelques heures pour faire le tour de la planète par les 3 caps !!). « Souhaitons que cela porte bonheur à mon canot ... beaucoup moins rapide. » souligne l’aventurier au long cours. ponton.JPG

Après une journée à prendre soin de derniers détails permettant de naviguer et de mettre le matériel de sécurité en place (
combinaison de survie, bidon étanche avec feux de secours, VHF, pharmacie ...), Jean Christophe  prends la mer pour au moins deux nuits à bord. Il nous raconte la suite.
« Une sortie tranquille à la rame en fin de journée, après que la brise thermique se soit essoufflée. Je prends la direction de l'Espiguette. Sur une mer plate, avec seulement quelques
bouées de pêche et de rares bateaux, je fais mes premiers coups d'aviron de mer. Tout va bien, la nuit est très calme, les heures de travail accumulées sur le bateau se ressentent et je décide de prendre du repos dans la cabine, me permettant aussi de connaitre les bruits du bateau, les sensations du destrier. Je me familiarise !

Lever pour prendre les avirons, c'est après 3 heures de rame que j'arrive à midi aux baronnets (bouée cardinale située sur le début de la Camargue). Au portant dans les petits airs, l'exercice est des plus plaisant.
arrivee2.JPG
Cela change de physionomie,  lorsque je décide de faire demi-tour et de retourner au large de la baie d'Aigues mortes: le vent se lève, pas très fort, mais juste dans le nez.
Je passe l'après-midi à ramer en faisant des ronds: ce n'est pas un bateau de près !!
Finalement vers 18 heures, bien fatigué, j'inaugure l'ancre flottante (un grand entonnoir en toile servant de frein).
La trace sur le GPS ne laisse aucun doute, je fais des ronds dans l'eau !!!
Encore une heure pour lutter face au vent ... et retour sur ancre flottante.
Vers minuit, je contacte le sémaphore, pour avoir une petite météo de la nuit et du matin. Rien ne doit changer, toujours une quinzaine de noeuds de vent pile dans la direction de Palavas ... pas possible de rentrer dans ces conditions.
Il reste à descendre au vent (le parcours de la course sera dans ce sens !), en direction des Saintes Maries de la Mer.
maindroiteEt c'est parti aux avirons pour les Saintes. Mais au fur et à mesure que je me rapproche de la terre, et que je me cache sous la pointe de l'Espiguette, le vent tombe, j'arrive à remonter au vent ... et finalement je décide de repartir en direction de Palavas.
C'est long, dur et avec une vitesse réduite que j'arrive à 5 heures à la bouée de l'Espiguette.
Une heure sous ancre flottante (pendant ce temps de repos, je recule ... trop bien !!) et c'est reparti. »

C'est finalement à 13h30 que Jean Christophe arrive à l'entrée du port. Bruno l'attend gentiment avec un zodiac pour le ramener à la grue, et l'on met le bateau à terre en début d'après-midi.
Avec  40 heures de mer dont deux nuits, 20 heures de rame, 6,5 litres de boissons bues, un dos douloureux, et des mains ampoulées, Jean-Christophe tient le bon cap.  
La base  du bateau est validée. Il restera  à faire les modifications constatées durant la navigation. Le bateau est de nouveau dans le garage, et les travaux reprennent avec les améliorations et la préparation nécessaires à un bateau de course.

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