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Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

Toute l'actualité de la vie sociale, économique, politique, sportive et culturelle de Vénissieux

Escrime : Les espoirs et ambitions du nouveau maître d'armes

Si le club d’escrime n’a pas la structure  d’accueil d'un  CMOV Natation, ou l’AS Minguettes, il demeure  par ses résultats nationaux un sport majeur dans le panorama local   Au gymnase Jacques Brel, sur les pentes de la ZUP des Minguettes, où se trouve sa salle d'armes,  le jeune n’a pas de choix, si le fleuret est enseigné chez les petites catégories comme arme de base , c’est depuis longtemps, un fief de l’épée.
Le club vénissian du moins chez les masculins truste les titres régionaux et demeure sur le plan national dans les huit meilleures équipes depuis plus de trois saisons. Pour Marcel Poublan-Couste son président, cette saison a bien débuté : «  Il y a une légère baisse d’effectif. Mais elle est générale dans notre discipline. Entre deux olympiades, c’est assez fluctuant. Chez les seniors, c’est assez stable. Nous avons eu quelques départs de cadets. Le Masque de Fer est venu faire une récolte qui n'est pas bien cdans le milieu ouaté de l'escrime. » Marcel est un président qui prépare déjà sa relève:  «  Les années pèsent. Il va falloir songer à mon remplacement à la fin de la saison. »
Les nouveautés de cette rentrée sont  du côté de l’encadrement  où Julien Guichardan  28 ans, ex-tireur de Vénissieux Escrime est le nouveau maître d’armes. Licencié au club depuis vingt ans, sauf une interruption d’une année durant sa formation de maître d’armes  et une autre saisons  à Romans ; il remplace Jacques Lacroix parti à Bron. Un peu comme le jeu de chaises musicales, chacun se remplaçant dans les deux clubs respectifs.

L’autre nouveauté à venir est la création d’un stage pendant les vacances de Toussaint au gymnase Jacques Brel pour les jeunes tireurs de Vénissieux et de Corbas. Car il y a toujours des projet de fusion pour les deux associations. Pour avoir le coeur net, nous avons posé la questionau nouveau maître d'armes.

 

Quelles sont vos ambitions pour ce club ?
«  Elles sont sportives. Je pense qu’elles vont être longues à se mettre en place car cela prend du temps à former de bons  tireurs. Il y a eu un énorme travail qui a été fait par Jacques Lacroix.. A moi de poursuivre et cela avec tous mes jeunes débutants. Il y a une bonne base.
Ce week-end, les cadets ont bien marché. Nous avons un champion de ligue minime surclassé :  Nelson Lopez et on a une vice-championne de ligue : Manon Courrech. Les résultats d’ensemble sont bons. On verra le travail avec les plus jeunes dans les prochaines années.

Mon autre ambition sera de conserver la bonne ambiance qu’il y  règne. Cette ambiance m’a fait aimer l’escrime. Elle m’a décidé à en  faire mon métier. Pur moi c’est ce qui fait  la différence avec d’autres structures et d’autres sports.

Enfin un autre projet me tient  à cœur. Celui lancé l’année dernière et stoppé du fait du départ de Jacques. La fusion de Vénissieux Escrime et des Mousquetaires de Corbas. C’est essentiel que cela se fasse rapidement. Il y a l’aspect installations. Ici à Vénissieux la capacité de la salle est limitée. Il faut qu’on regroupe nos structures pour éviter d’avoir les départs des tireurs qu’on a régulièrement. Il faut que les structures se réunissent pour être de taille à affronter les cadors de la discipline. »

 

Allez-vous continuer à tirer par équipes ou individuellement ?
«  Je mets la tenue à la salle pour faire des oppositions. Cela fait quasiment 3 saisons que ce n’est plus un objectif. Le temps que je passe à entraîner les autres, c’’est du temps que je ne passe à m’entraîner moi. Je fais 10h de maître d’armes à Vénissieux Escrime, j’en fais un peu moins sur Corbas aux « Mousquetaires ». Tout le temps restant j’interviens pour l’enseignement de l’escrime en cycle scolaire en école primaire sur Vénissieux et Corbas. Je fais zussi la formation des arbitres au niveau du Comité départemental. Je suis dans l’équipe technique régionale.»


Des cadets ont quitté Vénissieux Escrime pour aller signé au Masque de Fer, est-ce qu’ils ne vont pas vous manquer pour atteindre vos objectifs évoqués plus haut ?

« La force de Vénissieux a toujours été la formation.   Dès qu’on touche à des grosses écuries comme le Masque de Fer qui est le le premier club de France en nombre de licenciés, on est peut-être sur d’autres manières de fonctionner. Moi je reste dans la formation. Si un cadet change de club parce qu’on lui propose des avantages financiers ou matériels, c’est quelque chose qu’on ne fait pas à Vénissieux. Nous n’allons pas appâter d’autres tireurs. Cela ne sera jamais notre philosophie. Cela n’a pas été le cas avec Jacques et cela ne le sera jamais avec moi. Après force est de constater que tous les tireurs à force de bien les former sont attirés vers ces clubs là qui ont d’autres moyens financiers.  Il va falloir qu’on trouve d’autres ressources financières pour garder nos jeunes au club.
Evidement ce départ est problématique. Mathieu Garrucho avait commencé sa saison convenablement  mais ce week-end au championnat ligue, ils ont eu un peu plus de mal. J’aurais aimé le garder car avec ses copains ils formaient une équipe redoutable. Tant pis il y a d’autres tireurs au club qui progressent et qui vont être très forts aussi.»

 

Vous travaillez dans les écoles à Vénissieux. Pensez-vous par votre enseignement diriger ces jeunes vers l’escrime ?

«  L’escrime souffre  d’une image de sport réservé à une élite ou sport pour riches. C’est très difficile et cela nous colle à la peau quoiqu’on fasse ; que l’on  propose un niveau tarifaire bas. Si on colle par-dessus que l’on s’adresse à des publics aux Minguettes. A Bron, cela a été aussi difficile. J’ai passé 1700 élèves, de toutes les écoles primaires brondillantes pour un piètre résultat. Là-bas, pourtant ils ont une politique pour faire connaître l’escrime à  800 élèves de CM1 et CM2. Les écoles c’est un bon moyen de faire faire l’escrime aux plus jeunes. Moi cela me permet de faire mon job, et puis l’on sait que cela permet de faire diffuser que l’escrime existe.»

Travaillez-vous en collaboration avec la direction des sports ?
« Oui, nous avons les écoles de sports reconduites. Les enfants qui y sont inscrits sont intégrés directement au club. »

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