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Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

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Toute l'actualité de la vie sociale, économique, politique, sportive et culturelle de Vénissieux

Le Tartuffe version texane (suite et fin)

Mieux comprendre Lance


Ses coéquipiers:

Kevin Livingston dopé à l’EPO

George Hincapie a eu recours à la testostérone
Tyler Hamilton convaincu de dopage sanguin par transfusion en 2004

Sources : Documents saisis par la police italienne au domicile du préparateur Michele Ferrari.

Pour mémoire, sept des anciens coéquipiers de Lance Armstrong sont tombés pour dopage

Frankie Andreu (aveux), Manuel Beltran (EPO), Tyler Hamilton (transfusion sanguine), Roberto Heras (EPO), Floyd Landis (testostèrone), Pavel Padrnos (diurétique) et Benoît Joachim (nandrolone, blanchi par sa fédération)


Lui aussi a été contrôlé positif aux corticoïdes au soir de la première étape du Tour de France 1999. Le contrôle urinaire révèle des traces de triamcilone acétonide, un corticoïde de synthèse à action retard qui ne peut émaner en aucun cas d’une sécrétion naturelle. Ce médicament est interdit par l’UCI
Celle-ci vole au secours de Lance en affirmant que Lance a utilisé de la Cemalyt, une pommade contenant la substance incriminée pour soigner une dermatite allergique à la selle et accepte sans sourciller un certificat postdaté, signé après coup par le médecin de l’équipe Luis del Moral
Poue Emma O’Reilly sa masseuse lors de ce Tour 2009 , Lance avait pris le corticoïde pendant la Route du Sud, le mois précédent et ilm pensait que le produit était éliminé complètement de son organisme

«  Je ne me souviens pas avoir entendu parler d’une douleur à la selle au départ du Tour de France. » souligna la masseuse.


Bref rappel sur l’UCI
Le Tour de France 2008 a révélé quatre cas de dopage à l’EPO quatrième génération : Ricco, Piepoli, Schumacher et Kohl. Les contrôles étaient effectués par l’AFLD ( Agence Française de Lutte contre le Dopage)
Les Tours d’Italie et d’Espagne 2008 n’ont révélé aucun cas positif. C’est l’UCI qui était aux manettes des contrôles - CQFD

Devinez qui lors du Tour 2009 est aux commandes des contrôles anti-dopage.



Pour le conseiller scientifique Michel Rieu de l’AFLD, les difficultés de détection sont ainsi énumérées :

- L’EPO dont la détection devient de plus en plus difficile en raison de la sophistication et de la précision croissantes des protocoles suivis par certains athlètes.

- L’EPO « biosimilaire » qui en raison de légères différences moléculaires, ne répond pas aux critères des tests actuellement validés par l’AMA.

- Les autotransfusions sanguines, qui ne sont pas détectables à l’heure actuelle.

- L’hormone de croissance, dont la fenêtre de détectabilité est extrêmement courte (de 30 à 60 minutes après l’absorption) et dont il est difficile de déterminer le caractère exogène ou endogène.

Les thérapies cellulaire et génique.


Quelques impressions de parlementaires concernant le retour de Lance
Pour Christian Hutin député PS du Nord : « Bien sûr que Lance Armstrong bénéficie d’un traitement de faveur de la part de l’UCI. Il n’a pas payé sa dette vis-à-vis du cyclisme. On invite à la fête quelqu’un qui n’a pas à y être. Pour donner, l’impression d’être en règle, il utilise un organisme de cœur censé le dédouaner d’un certain nombre de fautes qu’il n’a pas assumées. Maintenant, il va pénaliser des sportifs honnêtes qui vont avoir un poids sur la conscience et dans les jambes pour faire ce Tour. Armstrong se drape dans une grande cause, un écran de fumée ou de vertu qui n’est pas attaquable. Il est totalement incompréhensible qu’il n’y ait pas eu de sanction suite à l’enquête révélée par le journal L’Equipe . »

Pour Jean François Lamour ex-ministre des Sports : «  Ce retour n’est pas un très bon signe. C’est même une forme de mascarade. »

Pour Marie George Buffet ex-ministre des Sports : «  J’ai l’impression que le sport repart complètement en arrière. Tous les efforts entrepris ces dernières années y compris par des dirigeants d’équipes et des coureurs sont réduits en poussière. Le sport va se faire avoir. »


Piqué et camouflé

Bien malgré elle, Emma O’Reilly fut directement actrice d’une scène de camouflage. Le fait remonte au vendredi 2 juillet 1999, veille du Tour de France, le premier des sept succès consécutifs. Ce jour-là, tous les coureurs doivent se soumettre à un examen médical, plus routinier qu’efficace. Poids, mesure, prise de tension, capacités respiratoires, rythme cardiaque… La visite n’a rien d’angoissant et s’avère une bonne mise en bouche pour les photographes. Seulement, il y a un problème.

« Lance, raconte Emma m’a demandé de chercher dans mon nécessaire à maquillage si j’avais quelque chose pour caché les hématomes causés par les seringues sur son bras , son bras droit, si j’ai bonne mémoire. Il ne voulait pas que des gens voient ces traces et se mettent à soupçonner quelque chose. » Constatant qu’une ou plusieurs couches de son propre fond de teint ne seraient pas suffisantes, Emma est alors sortie pour acheter un fond de teint couvrant. «  Il se l’est étalé et nous avons rigolé car je trouvais que ça ne rendait pas très bien. »

Or selon trois « connaisseurs » - un ex-coureur, Jérôme Chiotti, un soigneur , Willy Woet, et un médecin, Jean-Pierre de Mondenard - , la présence de piqûres sur la partie externe du haut d’un bras est sans appel : il ne peut s’agir que d’un vaccin, d’insuline, d’EPO, ou d’hormones de croissance » (de Mondenard), « d’hormones de croissance, d’EPO ou de corticoïdes«  (Chiotti), « d’hormones de croissance, d’EPO, de corticoïdes ou d’amphétamines » (Voet). En aucun cas de produits licites de récupération

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