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Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

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Trente ans de savate à Vénissieux

Paru le samedi 11 octobre 2008,  cet article concernant la boxe française vous est proposé à la relecture pendant ces vacances estivales.  Nous avons bien aimé les propos de Gabriel Boucher concernant son éthique sur le sport de haut-niveau.

Un sport de gentlemen

La Savate ou boxe française est un sport de combat qui consiste, pour deux adversaires munis de  gants et de chaussons, à se porter des coups avec les poings et les pieds
. Elle est apparue au 19e siècle dans la tradition de l'escrime française, dont elle reprend le vocabulaire et l'esprit. A Vénissieux, la discipline s’est implantée en 1978. Le club : Vénissieux Boxe française fête d’ailleurs ses trente ans d’existence le 21 octobre  par une réception au gymnase Jean Guimier.


La boxe française vénissiane c’est aussi et ce n’est pas réducteur de l’affirmer,  l’histoire d’une famille : les Boucher. Gabriel le père est le président depuis vingt ans. Philippe le fils aîné a collectionné les titres de champion de France et le petit dernier  Valery Boucher  a été champion du monde en 1993, 8 fois champion de France et 2 fois champion d'Europe. Ce dernier actuellement est l’un des cinq animateurs qui veillent au grain sur près de 130 adhérents.
Ce mardi, c’est le cours des enfants.  Rafik Chergui apprend les fondamentaux de la savate à une dizaine d’enfants qui écoutent la bonne parole.  Derrière son bureau, Gabriel Boucher est aux petits soins avec les parents très demandeurs. L’ambiance est excellente et après avoir distribué des gants commandés à une jeune maman, il répond à nos questions.

Combien d’adhérents avez-vous à ce jour ?
« 96 inscrits, mais nous continuons à prendre des inscriptions. Nous atteindrons sans problème les 130, chiffre de la dernière saison. »

Pourquoi la boxe française à Vénissieux ?
«  C’est une jeune tradition. La discipline est de culture européenne, et un peu méditerranéenne.  Vénissieux c'est un peu cela. Dans la savate, il y a une partie des coups de pieds qui ont pour origine, le fameux chausson marseillais qui était une des techniques de combat des marins.  C’est un sport très complet car tous les muscles travaillent.. En dehors des techniques de combats, il faut travailler la condition physique. L’équilibre, la souplesse. Pour faire un bon boxeur, il faut être souple et avoir une superbe condition physique. »

Considérez-vous la boxe française  comme un sport dit violent ?
« C’est une discipline technique, très éducative parce que très encadrée. Il est vrai qu’au niveau de  l’élite, c’est le combat total. Celui qui tombe et qui ne se relève pas a perdu. Comme dans n’importe quel sport de combat. »

Quelles différences  existent-ils avec les arts martiaux ?
«  Je dirais qu’il y a  des similitudes notamment avec le  taekwondo. Celui –ci possède  un coup similaire à un des nôtres. C’est le fameux chassé frontal.  A part cela les coups de poings, il n’y a pas trois cents techniques à acquérir . Ce sont  les techniques de la boxe anglaise qui ont été reprises par toutes les formes de sports de combats. En gardant à l’esprit que notre père à tous est le pugilat pratiqué par les Grecs et les Romains. »

Avez-vous pratiqué la boxe française ? 
«  Un petit peu ! La discipline a eu un grand trou après la seconde guerre mondiale. Elle a redémarré après 1965.  J’ai repris le club avec les premiers titres français de mon fils Philippe »

Comment jugez-vous votre discipline par rapport aux autres sports vénissians ? 
« Je pense que nous sommes bien perçus. La boxe française a une excellente image.; Le braquage de banques, ce n’est pas trop le genre de la maison. C’est un sport très fair-play. Nous enseignons aux enfants le respect de l’adversaire, des arbitres et de soi-même. Tout cela nous est permis car nous demeurons  un sport amateur. Nous n’avons pas de secteur professionnel. S’il y en avait un, cela fait longtemps que je serais parti. Un sport est  beau tant que cela demeure du sport. Là où cela devient, un produit financier, je suis systématiquement contre.»

Combien, il y a-t-il de pratiquants en France ?
« La boxe française c’est 40000 adhérents en France. Pour ce qui est du club nous nous situons aux environ de la vingtième place nationale.»

Quel est le budget du club ?
« Le budget du club, c’est  40000 euros en comptant la dotation municipale concernant les salles mis à disposition.. La subvention municipale est environ 5000 euros. A partir du moment, où on peut équilibrer notre budget, c’est bon. Nous sommes une association loi 1901 pas une entreprise commerciale. »

Quel est l’avenir du club ?
« C’est mon dernier mandat.de 4 ans. Je vais faire en sorte d’avoir un successeur. Actuellement, le plus difficile,  c’est de trouver des bénévoles.. Il faut gérer les clubs comme des entreprises. Vous voyez la petite annonce dans Le Progrès :  association recherche vice-président ayant bac+5  ou énarque apprécié pour gestion club. »

Etes-vous membre de l’OMS ?
«  Non ! Sans commentaires ! »

Juste à côte , taekwondo, judo  et boxe anglaise s’entraînent. Quelles sont vos relations avec ces sports de combat ?
« Nous avons d’excellentes relations avec les autres sports de combat y compris avec ceux dont notre fédération interdit à nos compétiteurs de fréquenter. »

Quel est votre encadrement ? 
«Nous avons quatre entraîneurs diplômés. : Rafik Chergui., Valery Boucher, Jérôme Aygalin, et Lionel Herrera qui est le plus ancien adhérent du club. Un  autre collègue vient nous  donner un coup de main.. Au club, nous enseignons et pratiquons de la savate boxe française et de la gym-défense. I y a une section Boxe Française (filles et garçons). Les entraînements se font par tranche d’âge, de débutants et BF loisirs/forme, en compétition et confirmés, de 7 à 77 ans. Nous avons également une section Gym-Active pour la forme et les formes et de la
Savate-forme : idem gym active en plus douce

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