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Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

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La neutralité carbone, défi d’une ambition planétaire

Énergie renouvelable sous ce vocable sont réunies des sources d’énergie souvent exploitées depuis longtemps mais redécouvertes à la faveur de la première crise pétrolière de 1973.

Elles sont diverses.
L’Agence Internationale de l'Énergie (AIE) a adopté pour la collecte de ses statistiques, une classification en trois groupes :

Groupe 1 : Les technologies et sources renouvelables : électricité seule, hydroélectricité, éolienne, marémotrice, houlomotrice et marine,

Groupe 2 : Les sources renouvelables sans variations de stocks : géothermique, solaire thermique,
Groupe 3 : sources renouvelables avec variation de stocks : déchets industriels, déchets urbains et assimilés, biomasse solide, bio gaz, biocarburant liquide.

En 2016, selon l’AIE, la part des énergies renouvelables représente 14 % de la consommation mondiale d’énergie primaire totale soit 
70 % de ce total correspond à la biomasse et aux déchets. 17, 9 % à la production d’hydroélectricité.
La géothermie, le vent, le soleil et les autres ressources ne représentent que 1, 7 %.

L’importance de la biomasse dans la production d’énergie provient de l’énergie consommée par la cuisson des aliments ou le chauffage domestique notamment par 38 % de la population mondiale en Afrique Subsaharienne et en Asie du sud-Est. 

Les constituants de la biomasse moderne viennent des bois issus de forêts, résidus agricoles et forestiers, résidus des industries agroalimentaires, produits agricoles, ordures ménagères. Ceux-ci sont utiles solides : bois, pellets…, liquide ou gazeuse bio gaz.

Depuis 1990, les sources d’énergie renouvelables augmentent de 2 % par an.

En 2016, 43, 1 % des ressources en énergies renouvelables sont utilisés pour le chauffage résidentiel, les services et l’agriculture et 33, 6 % sur la production d’électricité. L’industrie ne représente que 10, 1 % et le transport 4 %
L’essor récent des énergies renouvelables est largement dû à leurs avantages comparatifs et à un soutien public important dans la plupart des pays.



Le 11 février dernier, plus de 500 scientifiques du monde entier ont adressé une lettre aux grands responsables politiques afin de les mettre en garde contre le raisonnement qui prévaut au sein de l’industrie de la biomasse : « Nous vous appelons à ne pas porter atteinte à la fois aux objectifs climatiques et à la biodiversité en brûlant des arbres à la place des combustibles fossiles pour produire de l’énergie. » affirment ceux-ci.

En plein essor dans l’UE, la filière biomasse vient de se voir infliger un revers par le Parlement néerlandais, qui s’est opposé le 25 février dernier à l’attribution de nouvelles subventions destinées à 50 projets de centrales thermiques à biomasse.
L’utilisation de la biomasse forestière pour produire de l’énergie est de plus en plus controversée, car non neutre en carbone, en dépit de ce qu’avancent depuis longtemps les industriels et les responsables politiques. Cette « faille dans le décompte de CO2 », comme la nomment les opposants à la biomasse, pourrait d’après ceux-ci  déstabiliser encore plus le climat mondial si elle n’est pas corrigée.

En juin prochain, la question du soutien public à la biomasse et de la comptabilisation de ses émissions de CO2 sera réexaminée par l’Union européenne au moment de la révision de sa directive relative aux énergies renouvelables (Renewable Energy Directive, ou RED II).


La biomasse représenterait en moyenne 22 % des émissions de poussières totales, 34 % des émissions de PM10 et 53 % des émissions de PM2,5.

Ces dernières représentent un enjeu sanitaire majeur : elles sont à l’origine de divers problèmes de santé tels que des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, ou encore des cancers pulmonaires.
Selon les toutes dernières estimations de Santé Publique France d’avril 2021, chaque année en France près de 40 000 décès seraient attribuables à une exposition régulière de la population aux particules fines PM2,5.
La France s’est fixée des objectifs de réduction des émissions de PM2,5 de 42% d’ici à 2025 et de 57% d’ici à 2030 par rapport à 2005 dans le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques 2017-2021, conformément à la directive (UE) 2016/2284 NEC II. 

Les particules PM2,5 sont émises directement par diverses sources ou se forment indirectement par voies secondaires. Ainsi, en moyenne sur une année en France, plus de la moitié (52%) est émise par le secteur résidentiel/tertiaire, et notamment par le chauffage au bois non performant, le reste provenant de l’industrie (19 %), du transport (18 %), et de l’agriculture (11 %).

Des particules fines PM10 et PM2, 5 que le Député du Rhône Jean-Luc Fugit (LREM) mais également président du Conseil National de l’Air se propose de réduire afin d’améliorer la qualité de l’air que nous respirons. 

« Le Parlement a adopté en 2019 plusieurs mesures dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités, dont j’étais rapporteur, qui permettent de réduire les émissions de polluants issues des transports, dont les PM2,5 :
– Création de zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) dans les métropoles les plus polluées
- Renforcement des plans d’action de lutte contre la pollution de l’air ; 

- Mise en place de zones à trafic limité pour autoriser les collectivités qui le souhaitent à restreindre la circulation pour limiter la pollution.

Le projet de loi dit “Climat et Résilience”, dont l’examen en première lecture vient de s’achever à l’Assemblée Nationale, renforce ces mesures, en élargissant les ZFE-m à toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants, portant ainsi à plus de 45 le nombre de ZFE-m obligatoires, et en intégrant les véhicules utilitaires légers dans les restrictions des ZFE-m.
Par ailleurs, j’avais fait inscrire dans la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, promulguée en 2020, une disposition visant à interdire le brûlage de déchets verts de jardins et parcs, source d’une pollution atmosphérique aux particules fines importante.
En outre, pour agir efficacement sur la part prépondérante des émissions de PM2,5 provenant du secteur résidentiel, le projet de loi “Climat et Résilience” a été l’occasion d’inscrire une avancée importante sur le chauffage au bois, qui représente 43 % des émissions de PM2,5 en France. En effet, j’ai fait adopter à une large majorité une disposition qui demande aux préfets de zones concernées par un plan de protection de l’atmosphère de prendre les mesures nécessaires pour améliorer la performance énergétique des appareils de chauffage au bois et pour diminuer de 50 % les émissions de particules fines PM2,5 d’ici à 2030 par rapport à 2020. Il sera ainsi possible d’interdire l'installation d’appareils de chauffage au bois non performants et polluants ainsi que l'utilisation de combustibles qui conduisent à l'émission importante de particules fines. Cette disposition s’inscrit dans le cadre de l’action nationale (Ministère de la Transition Écologique et Conseil National de l’Air) pour un “Chauffage domestique au bois performant”, en cours d’élaboration
» affirme ce Jean-Luc Fugit dans un communiqué aux médias.

Sources : Bernadette Pérenne-Schoumaker (Dictionnaire critique de l’anthropcène) - Site Mongabay Inspiration et nouvelles de la nature

 

Malgré certains handicaps, la part des energies renouvelables continuent à se développer - Photo : DR

Malgré certains handicaps, la part des energies renouvelables continuent à se développer - Photo : DR

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