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Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

Toute l'actualité de la vie sociale, économique, politique, sportive et culturelle de Vénissieux

Boucher père et fils, la savate en oriflamme

Le 6 juillet 2009, j’avais rencontré Gabriel Boucher président de Vénissieux Boxe Française.
Ses propos concernant l’éthique du sport de haut niveau m’avaient bien plu.

La savate ou boxe française est un sport de combat qui consiste, pour deux adversaires munis de gants et de chaussons, à se porter des coups avec les poings et les pieds.
Elle est apparue au XIXe siècle dans la tradition de l'escrime française, dont elle reprend le vocabulaire et l'esprit.
À Vénissieux, la discipline s’est implantée en 1978. La section boxe française fut créée par Jean-Claude Bassy au sein du feu Club Municipal Omnisports de Vénissieux.
La section boxe française se portait plutôt mal en 1988 avec seulement 7 adhérents, lorsque Gabriel Boucher alors président du comité départemental et créateur du club de Corbas a relancé l’activité et pris la présidence.
Au cours de son mandat, la section a pris son indépendance, un nouveau vocable « Vénissieux Boxe Française » et poursuivit son développement.
En 2018, le club a fêté en grande pompe, ses quarante d’existence par une réception au gymnase Jean Guimier.
La boxe française vénissiane c’est aussi et ce n’est pas réducteur de l’affirmer, l’histoire d’une famille : les Boucher.
Gabriel le père est le président depuis trente ans. Philippe le fils aîné a collectionné les titres de champion de France et le petit dernier Valéry Boucher a été champion du monde en 1993, 8 fois champion de France et 2 fois champion d'Europe.
Ce dernier actuellement est l’un des cinq animateurs qui veillent au grain sur près de 245 adhérents (chiffres 2 018).
Le mardi, c’est le cours des enfants. Rafik Chergui apprend les fondamentaux de la savate à une dizaine d’enfants qui écoutent la bonne parole.
Derrière son bureau, Gabriel Boucher est aux petits soins avec les parents très demandeurs. L’ambiance est excellente et après avoir distribué des gants commandés à une jeune maman, il répond à nos questions.

Pourquoi la boxe française à Vénissieux ?
« C’est une jeune tradition. La discipline est de culture européenne, et un peu méditerranéenne. Vénissieux c'est un peu cela. Dans la savate, il y a une partie des coups de pied qui ont pour origine, le fameux chausson marseillais qui était une des techniques de combat des marins. C’est un sport très complet car tous les muscles travaillent. En dehors des techniques de combats, il faut travailler la condition physique, l’équilibre, la souplesse. Pour faire un bon boxeur, il faut être souple et avoir une superbe condition physique »
Considérez-vous la boxe française comme un sport dit violent ?
« C’est une discipline technique, très éducative parce que très encadrée. Il est vrai qu’au niveau de l’élite, c’est le combat total. Celui qui tombe et qui ne se relève pas a perdu. Comme dans n’importe quel sport de combat. »
Quelles différences existent-ils avec les arts martiaux ?
« Je dirais qu’il y a des similitudes notamment avec le taekwondo. Celui-ci possède un coup similaire à un des nôtres. C’est le fameux chassé frontal. À part cela les coups de poing, il n’y a pas trois cents techniques à acquérir. Ce sont les techniques de la boxe anglaise qui ont été reprises par toutes les formes de sports de combat. En gardant à l’esprit que notre père à tous est le pugilat pratiqué par les Grecs et les Romains »
Avez-vous pratiqué la boxe française ?
« Un petit peu ! La discipline a eu un grand trou après la Seconde Guerre mondiale. Elle a redémarré après 1965. J’ai repris le club avec les premiers titres français de mon fils Philippe »
Comment jugez-vous votre discipline par rapport aux autres arts martiaux vénissians ?
« Je pense que nous sommes bien perçus. La boxe française a une excellente image. Le braquage de banques, ce n’est pas trop le genre de la maison. C’est un sport très fair-play. Nous enseignons aux enfants le respect de l’adversaire, des arbitres et de soi-même. Tout cela nous est permis car nous demeurons un sport amateur. Nous n’avons pas de secteur professionnel. S’il y en avait un, cela fait longtemps que je serais parti. Un sport est beau tant que cela demeure du sport. Là où cela devient, un produit financier, je suis systématiquement contre »
Combien, y a-t-il de pratiquants en France ?

« La boxe française c’est environ 40 000 adhérents en France. Pour ce qui est du club nous nous situons aux environ de la vingtième place nationale » .
Quel est le budget du club ?
« Le budget du club est de 40 000 € en comptant la dotation municipale concernant les salles mises à disposition. La subvention municipale est environ 5 000 euros. À partir du moment, où on peut équilibrer notre budget, c’est bon. Nous sommes une association loi 1 901 pas une entreprise commerciale »
Quel est l’avenir du club ?
« C’est mon dernier mandat de 4 ans. Je vais faire en sorte d’avoir un successeur. Actuellement, le plus difficile, c’est de trouver des bénévoles. Il faut gérer les clubs comme des entreprises. Vous voyez la petite annonce dans Le Progrès : association recherche vice-président ayant bac +5 ou énarque apprécié pour gestion club. »
Êtes-vous membre de l’OMS ?
« Non ! Sans commentaires ! »
Juste à côté, taekwondo, judo et boxe anglaise s’entraînent. Quelles sont vos relations avec ces sports de combat ?
« Nous avons d’excellentes relations avec les autres sports de combat y compris avec ceux dont notre fédération interdit à nos compétiteurs de fréquenter »
Quel est votre encadrement ?
« Nous avons quatre entraîneurs diplômés. : Rafik Chergui., Valéry Boucher, Jérôme Aygalin, et Lionel Herrera qui est le plus ancien adhérent du club. Un autre collègue vient nous donner un coup de main. Au club, nous enseignons et pratiquons de la savate boxe française et de la gym défense. Il y a une section Boxe Française (filles et garçons). Les entraînements se font par tranche d’âge, de débutants et BF loisirs/forme, en compétition et confirmés, de 7 à 77 ans. Nous avons également une section Gym-Active pour la forme et les femmes et de la Savate forme : idem gym active en plus douce »

La boxe française à Vénissieux est une histoire de famille

La boxe française à Vénissieux est une histoire de famille

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