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Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

Toute l'actualité de la vie sociale, économique, politique, sportive et culturelle de Vénissieux

Lucien Lewandowski, ou la passion dévorante

En 2004, j'avais rencontré Lucien Lewandowski, un grand-père heureux, retraité de l'enseignement. Cet enfant du Beaujolais (Gleizé) d'origine polonaise a toujours vécu une passion aveugle avec son sport de toujours : le handball.

Lors d’une édition des Grands Rendez-vous de la ville, Lucien Lewandowski avait été honoré par l'un des trophées attribués aux personnalités ayant contribué au rayonnement de Vénissieux.

« J'ai été fier d'être à côté de responsables d'associations humanitaires, des poètes. Hormis le handball, c'est la première fois que je reçois une médaille de la société civile. C'est une reconnaissance pour mon travail de citoyen. Cette médaille me plaît. Elle consacre un travail de 35 ans et une certaine audace »

Ancien joueur de D1 à Villefranche, il a été à la création avec son beau-père René Dauphin d'une section de handball créé au sein du Collège Aragon en 1962. De l'Amicale laïque du Centre Pasteur à l'aboutissement de cette grande aventure : le titre de champion de France 1992, Lucien a vécu une belle aventure.
Voici vingt-deux ans, il a coupé le cordon qui le liait aux instances dirigeantes du handball.
Grand-père de trois petites filles et d'un petit garçon, il vit heureux en se consacrant à sa famille « Je ne comptais pas les week-ends ou j'étais occupé. Maintenant je fais passer ma famille d'abord, je leur devais bien cela. J'ai le plus grand respect pour la patience de mon épouse. Il m'arrive cependant d'aller voir des matchs à Jacques Anquetil »

Lucien Lewandowski était aussi enseignant d'EPS et d'allemand au Collège Aragon. 
Après des études au lycée Claude Bernard à Villefranche et à l'École Normale, Il commence sa carrière d'enseignant à L’Arbresle avant de venir à Vénissieux. « Dans ma vie professionnelle, il fallait jongler. Je faisais partie d'une équipe d'enseignants très solidaires. C'est dans cet état d'esprit que s'est créé la classe de sport d'études. J'ai enseigné de la 6e à la 3e. Le sport m'a apporté beaucoup également dans ma vie professionnelle au niveau des relations humaines. Nous avons fait notre possible pour que ces sportifs, une fois leur carrière sportive terminée, ne se trouvent pas sans rien ».

Lucien Lewandowski est intarissable et à la moindre occasion, son discours dévie sur le handball. Il n'a voulu garder que les bons souvenirs. S’il énumère les noms des personnages politiques qui ont permis la belle aventure : MM Sanlaville, Camilli, Navarro, il parle également de ses joueurs fétiches : Lathoud, Monthurel, Lepetit Mounier et Kervadec.
Il a un grand respect pour ses" éducateurs avec qui il a eu à faire : Jean Pierre Merlaud, Serge Saissac (c'est le pivot de toute l'aventure) et bien sûr Sead Hasanefedic. « Sans toute cette débauche d'efforts, des bénévoles en passant par les politiques et les sportifs, il n'y aurait pas eu ce titre et sans doute la belle aventure française aux JO de Barcelone n'aurait pas eu lieu »
Les regrets, Lucien Lewandowski les balaie d'une main comme les critiques sur le prix qu'aurait coûté le handball aux Vénissians. « Nous passions à l'époque deux fois par semaine sur les télés nationales et régulièrement en région. Quand on fait le calcul du prix des spots publicitaires en vecteur communication, je demanderais aux gens d'aligner les chiffres et ils verront. Il ne faut pas négliger non plus l'impact positif pour le renom de Vénissieux 
»

Pour Lucien, cette aventure restera à Vénissieux sans lendemain : « À ce niveau, c'est impossible. C'est trop demander à une commune. Il faut avoir des réponses d'agglomérations. Sans ce que nous avons fait, il n'y aurait pas eu de Grand-Lyon Handball. J'admire cependant les efforts consentis par les bénévoles des diverses associations sportives de Vénissieux notamment ceux de l'ASM. »

PS : Si Lucien Lewandowski a fini sa carrière de dirigeant, il reste un citoyen. À la question de la construction d'un vrai palais des sports pour du sport spectacle à Vénissieux, il a son opinion : « Sur ce sujet, il faut avoir des réponses d'agglomérations. Ces infrastructures ne doivent pas devenir les jeux du cirque. Il faudra que les dirigeants actuels ou futurs ne lassent pas trop les gens. Il y a autre chose que le sport dans la vie. Je comprends également que l'affaire du stade au Puizoz agace le milieu associatif vénissian. Ils ont l'impression que leurs problèmes passent au second plan »

Le sport est une passion qu'il avoue l'avoir rendu aveugle à un certain moment « Quand je retourne à "Jacques Anquetil" et quand je me dis que des rencontres de Coupe d'Europe s'y sont déroulés, je me dis qu'il fallait être un peu fou ! »

Lucien Lewandowski ou la passion dévorante du handball

Lucien Lewandowski ou la passion dévorante du handball

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