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Actu-Vénissieux / Sports Vénissians

Toute l'actualité de la vie sociale, économique, politique, sportive et culturelle de Vénissieux

Etienne Bailly s'est éteint

Etienne Bailly s'est éteint ce mercredi à l'âge de 95 ans.
Nous (re) publions l'article que nous lui avions consacré le 23 décembre 2009.
Nous adressons à toute sa famille nos sincères condoléances

Comme dit Etienne Bally  en ce temps là, l'athlétisme c'était autre chose.  Bien avant Claude Piquemal ou Roger Bambuck, un Français s'est offert le titre européen de l'épreuve reine du 100 m en 1950 à Bruxelles, le récipiendaire s'appelle Etienne Bailly. Un Vénissian qui plus est ! 
Etienne  qui figure dans le même palmarès qu'Armin Hary champion olympique à Rome ou Valery Borzov en 1976 et 1980, Linfofd Christhie plus recemment  Bref du lourd !
Né en 1923 à Vénissieux et demeurant sur la commune, il était récemment le parrain de la manifestation ayant eu mi-décembre consacrant la création officielle du nouveau club d’athlétisme AFA Feyzin-Vénissieux.


Bally

Ce sprinter, multiple champion de France,   qui a eu 28 sélections nationales  et qui a été capitaine de cette équipe de 1951 à 1952  est le grand témoin d’une époque.

Il a bien voulu engagé le dialogue avec nous; nous l'en remercions .
 


De quel quartier êtes vous à Vénissieux ?
« Cela va surprendre les plus jeunes. Je suis du quartier du chien  situé entre l’école Pasteur et la rue des Glunières. Un quartier maintenant en démolition,  assez animé et habité à l'époque par  quelques familles françaises, des Espagnols et des Romanichels. Quand j’étais gamin, j’habitais le bas du quartier, maintenant à la retraite j’habite le haut à 100 mètres du gymnase Ostermeyer. »

 

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En tant que Vénissian, êtes-vous content de la création de l’AFA Feyzin-Vénissieux ?
« Bien sur ! Il y a eu un club d’athlétisme pendant la seconde guerre mondiale qui a été fondé par deux personnes qui adoraient  la discipline. A la fin du conflit, ces personnes ont été éloignées de Vénissieux. Cela s’était arrêté là. J’ai fait partie du club qui s’appelait le Sport Olympique de Vénissieux de 1941 à 1943.»

 

Pensez-vous que la nouvelle association  sera plus pérenne ?  ?

«  Sans piste, cela va être difficile, sauf avoir une équipe de crossmen.  Il faut avoir les moyens de s’entraîner bien que le stade Jean-Bouin à Feyzin soit le véritable point stratégique du club aujourd’hui.»

 

 

Quel était votre club lorsque vous êtes devenu champion d’Europe du 100 m ?

«  J’étais au FC Lyon . Le club avait disparu sur la commune où j’habitais. Pour des raisons de commodité, c’était l’association la plus proche. Le  club lyonnais était à l’époque une référence.  J’avais eu des propositions  et même une licence au LOU en 1944. Comme j’étais aux chantiers  et que je suis tombé malade après, je n’ai pas pu honorer cette adhésion. Je n’ai jamais couru pour le LOU. Vous savez , j’ai été athlète de  1941 jusqu’à en 1953, l’athlétisme m’a couté de l’argent. Je n’ai rien gagné.»Bally5


Vraiment ! Votre titre de champion d’Europe ne vous a rien rapporté ? 

Si mon club m’a fait un joli cadeau  et la mairie via son maire de l'époque  Louis Dupic a fait un effort, ils m’ont offert un superbe service de table de Limoges. D’argent, je n’en jamais vu .  Si, peut-être une fois en Italie  ou un organisateur m’a proposé une enveloppe avec 500 lires. Il disait c’est pour vous. J’ai refusé poliment. A l’époque pour cela, on pouvait être exclu de la fédération qui était 100 % amateur. Jules Ladoumègue ou le Finlandais Pavo Nurmi n’ont pas eu la carrière qu’ils auraient du avoir avec des faits similaires. Maintenant qu’il y a prescription, ce promoteur m’a quand remis dans la poche l’enveloppe.  C’était une autre époque. »

 

Avez-vous des petits enfants qui perpetuent votre nom dans la discipline ?
«  Il n’y rien aura plus de Bailly après moi. »


(Photos archives avec l'aimable autorisation d'Etienne Bailly)

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